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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 18:35

Comme beaucoup, je consomme au petit déjeuner cette fameuse pâte à tartiner au chocolat dont je tairai le nom sous peine de me voir exfiltrer d’urgence et torturer par mes ex-coachs de Weight Watchers (« Pas la balance ! Pitié ! Pas la balaaaance !!! »). Et cette (mauvaise) habitude me pose un très sérieux problème… car bien que nous soyons capables d’aller sur la Lune, de retrouver un assassin avec un seul de ses cheveux, de transmettre des données à la vitesse de la lumière, de remplacer un cœur, de construire des tours de plus en plus hautes et que sais-je encore… personne n’a réussi (pensé ?) à simplifier l’ouverture de ce fichu pot en verre.

Des générations entières qu’on s’échine à ôter cet opercule (pour une fois qu’une calamité est masculine) en papier plastifié qui, même avec la plus grande précaution, se déchire irrémédiablement entre les doigts.

Même aidé d’un couteau, il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour parvenir à un résultat plus que médiocre avec, au final, toujours des fragments plus ou moins longs qui restent collés sur les bords. On perd son temps en même temps que sa patience, sans compter que question hygiène, c’est limite en particulier lorsqu’on racle le surplus d’un couteau (même s’il est plus probable que ledit couteau soit léché et ce, en dépit des règles de sécurité les plus élémentaires).

 

Et c’est pareil pour pas mal de friandises… Par exemple, les paquets de biscuits ou de chewing-gums que l’on retourne 6 fois avant de trouver une pseudo-languette qui se détache avant qu’on ait pu accéder au graal et que, souvent, on finit par éventrer. Ou les sucettes, véritables forteresses imprenables, dont on arrache le plastique avec les dents (double peine avant la visite chez le dentiste).

Quand par-dessus le marché votre gosse (mal élevé, il faut bien le dire) chouine parce que ça ne va pas assez vite, vous maudissez un peu plus ces « emballages-prisons » et leurs concepteurs (ils ont certainement dû s’y mettre à plusieurs pour imaginer ces machins-là) !

 

A bien y réfléchir, de nombreuses préparations salées présentent les mêmes déficiences : gâteaux apéritifs, plats préparés, … lequel d’entre nous ne s’est jamais heurté à une boîte de conserve réticente ?

 

Il n’y a ainsi pas plus mensonger que la mention « ouverture facile »… et je ne vous parle pas des suremballages (il faut affronter une quantité infinie de pellicules plastiques – entreprise plus éreintante que les 12 travaux d’Hercule – avant d’atteindre la nourriture) ou de ceux (soi-disant) refermables (mais qu’on n’a pas vu au départ et qu’on a complètement déchirés ou qui ne collent pas à autre chose qu’à nos doigts) !

 

 

Mais que font les services recherche et développement ? Ils boivent le thé avec des petits gâteaux ou quoi ?

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 21:52

D’aussi loin que je me souvienne, ma mère a toujours emprunté à la sagesse populaire plusieurs expressions qui sont devenues au fil des années de véritables leitmotivs.

La langue française est en effet riche de ces petites phrases parfois drôles, souvent imagées, faisant quelquefois référence à l’histoire… et qui ont toutes en commun de décrire en quelques mots, souvent avec une rare justesse, une pensée, un sentiment, une action ou un événement.

 

Parmi ces concentrés d’être humain, l’expression qui m’a sans aucun doute le plus marquée est : « la beauté ne se mange pas en salade ». Il m’a fallu du temps pour l’apprécier et en comprendre tout le sens.

Adolescente, j’ai ainsi vainement tenté de prouver le contraire en rembourrant mes soutiens-gorge de coton et en passant des heures devant le miroir convaincue que, si l’habit ne fait pas le moine, la beauté (notion par ailleurs toute relative) est le must du bonheur.

Aujourd’hui, sans nier l’importance de l’image, j’ai bien compris qu’il valait mieux faire envie que pitié.

 

Autre fétiche maternel : « Caresse de chiens, ça donne des puces », phrase qu’elle ne manquait jamais de lancer lorsque je me laissais aller à un câlin pourtant exempt de toute arrière-pensée.

Enfant, je trouvais cette expression particulièrement injuste aussi bien pour moi que pour tous les représentants de la race canine dont l’hygiène était irréprochable. Aujourd’hui que je suis moi-même maman, je le vois sous un jour nouveau et constate avec quel naturel ma progéniture essaie de me manipuler, l’amour en bandoulière.

 

Et que dire du sempiternel « il faut souffrir pour être belle » rabâché à chaque (douloureux) démêlage des cheveux ? Est-ce l’application au pied de la lettre du fameux qui aime bien châtie bien ?

Pourtant, bien que je la trouve injuste et cruelle (et un brin machiste), il m’arrive fréquemment de répéter cette phrase à ma fille lorsqu’elle pleurniche parce que « Môman, ça tire les cheveux ! ».

 

Ainsi, usant de cette dernière expression, mais également de plusieurs autres parmi lesquelles : « chaque chose en son temps », « avec des amis comme toi, on n’a plus besoin d’ennemis » ou « on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif », je perpétue la tradition familiale.

 

 

Car comme dirait ma mère : « les chiens ne font pas des chats ».

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 22:40

Aujou'd'hui, il m'est arrivé un truc incroyable... quelque chose dont j'avais déjà entendu parler, que certains proches avaient même expérimenté mais que moi, jusqu'à présent, je n'avais pas vécu, ni même approché.

- Vous dites ? Si je me suis mise au ski (ou n'importe quel autre sport de glisse) et que j'y prend du plaisir ? Il ne s'agit pas d'un miracle non plus...

 

Malédiction ou malchance, j'avais fini par me résigner et me dire que ça ne m'arriverait jamais.

- Pardon ? Si j'ai réussi à me taire pendant plus de 2 heures ? A part la nuit (et encore) ou en cas d'angine aiguë, impossible.

 

Et puis, là, comme ça, sans que je m'y attende, sans l'ombre d'un signe avant coureur, c'est arrivé !

Quoi, vous demandez-vous, fébriles... C'est vrai que je suis douée pour ménager le suspense... je devrais écrire des scénarios de séries américaines... ah non, mauvaise idée, il faut maîtriser un minimum l'anglais pour ça... et vu que je n'ai même pas réussi à demander où sont les toilettes à un londonien (heureusement, le mime est universel), ça ne va pas le faire...

Ok, ok j'y viens.

Eh bien figurez-vous qu'aujourd'hui, à 20 heures à peine, j'ai fait toutes - je dis bien toutes (et même plus encore) - les choses que je m'étais fixées en me levant ce matin que ce soit au boulot ou à la maison.

 

D'aussi loin que je me souvienne, moi, la reine des listes et des post-it, je n'étais jamais arrivée au bout de mes objectifs / pronostics - il est vrai souvent optimistes - repoussant systématiquement une partie au lendemain générant ainsi un sentiment permanent de frustration mêlé d'abattement prématuré face aux tâches reportées et nouvelles à venir.

A la fac déjà, au moment des révisions, je finissais toujours les 2 derniers jours à la bourre à ne pouvoir lire que les titres du restant de mes cours. Lorsque je prépare à manger, il y a toujours un plat qui saute au dernier moment (comme en général j'en prévois 12, mes convives ne restent pas affamés bien longtemps). Au bureau, je hiérarchise, je trie, j'anticipe mais rien n'y fait, y'a toujours un truc qui vient déranger mon beau programme.

 

Une bordélique (presque) assumée, une optimiste patentée et une frustrée permanente !

Et depuis l'arrivée des enfants, ça ne s'était pas vraiment arrangé...

 

Qu'a-t-il bien pu se passer de différent aujourd'hui ? Aurais-je bâclé certaines choses ? Une faille spatio temporelle aurait-elle aspiré tous les éventuels troubles fêtes de ma journée ? Aurais-je acquis un nouveau super pouvoir ? Saurais-je enfin m'organiser correctement et de façon réaliste ? Serais-je en train de virer maniaque, style Bree Van De Kamp dans Desperate Housewifes ?

 

A la fois agréable et déstabilisante, cette expérience me laisse avant tout perplexe. Je ne sais pas si j'ai envie que ça recommence. C'est tellement éloigné de ce que je connais. En même temps, c'est rassurant de savoir que tout n'est pas figé.

 

 

- Comment ? Si je ne suis jamais contente ? Oui, c'est vrai... mais ne le dites surtout pas à Choupinou !

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 17:13

Non, non, ceci n’est pas un sigle cabalistique, témoin de mon appartenance à une secte aux desseins obscurs. Quoique… Il ne s’agit pas non plus d’un hommage appuyé à un ancien président américain. Oh que non !

 

Le fait est qu’en raison d’un mimétisme grandissant avec mes amies les baleines, curieusement protégées par un panda - celui de la célèbre WWF (World Wide Fondation) - j’ai décidé de me prendre en main en intégrant, il y a un peu plus de 2 mois, le programme WW (Weight Watchers) et sa fameuse méthode à base de points (vous n’en avez jamais entendu parler… nan  mais allô ?). De WWF à WW, il n’y a en effet qu’un pas - ou une lettre - qu’il me fallait absolument franchir.

Une occasion en or pour Choupinou de faire un calembour : « Ben qu’est-ce que tu vas leur dire ? Bonjour je m’appelle Neige et je voudrais fondre un p’tit peu ? ».

 

C'est ainsi que je me rends, chaque mardi, à ce que j’appelle tendrement ma réunion des GA (« Grosses Anonymes »). Mais attention ! J’arrête tout de suite quiconque oserait penser à un régime car avec WW, on « réapprend à manger », ça n’a rien à voir !

 

Première étape du rituel hebdomadaire : la pesée. Derrière un paravent, chaque aspirant à la ligne svelte (eh oui, il y a aussi quelques hommes) monte sur la balance comme sur l'échafaud. Pour atténuer la sentence, chacun y va de son petit truc : jeûner le jour J, faire pipi ou changer de chaussures juste avant la pesée, ôter tout ce qu’il est possible dans les limites de la décence (gilet, bijoux, montre, châle,...)… c'est la course au délestage. S'ils le pouvaient, certains n'hésiteraient certainement pas à se faire amputer d’un organe ou d’un membre. Tiens, maintenant que j’y pense, mes orteils ne me servent à rien.

 

S'ensuit alors une séance de coaching de groupe version « Les kilos, c’est tabou, on en viendra tous à bout ! ». A la manœuvre, Chantal, animatrice du groupe, assistée de Muriel, chargée de la paperasse (les prénoms ont bien entendu été modifiés pour préserver leur anonymat). Il faut la voir, la Chantal, nous saluer à l’entrée d’un tonitruant : « Bonjour Mesdames ! », surveiller d’un œil inquisiteur les chiffres de la balance (« Raaah, vous avez repris 400 g cette semaine ») et nous faire la leçon, pendant plus d’½ heure, fiches en main.

Preuve vivante de l’efficacité de la méthode, elle n’hésite pas à nous marteler les fondamentaux : « 5 fruits et légumes par jour », «  Faites du sport », « Il faut absolument manger son bol alimentaire journalier » et consorts.

Véritable entraineuse (au sens sportif du terme), elle nous distille ses conseils avisés, bien souvent frappés au coin du bon sens mais si difficiles à mettre en pratique (vous cuisinez tous vos repas, vous ?). Elle nous rappelle également les devises de la maison : « Stylo en main, kilos en moins ! ». Sans oublier de nous inviter gentiment à acheter la panoplie estampillée WW. Cependant, sous son apparente bonhomie, il est un truc qui la fait sortir de ses gonds la Chantal : le bruit. Soit que son appareil auditif soit mal réglé, soit qu’elle aime à capter toute l’attention de son auditoire, gare au coup de semonce si vous bavardez un peu trop bruyamment au fond de la classe… euh pardon de la salle !

Enfin, malgré une certaine maladresse - elle a un jour lancé à une compatriote du genre très enrobé : « Tout le monde aimerait être comme vous »… Mmmh, non - et une incapacité patente à retenir le moindre prénom (« Alors Isabelle, qu’est-ce que vous en pensez ? » « – Euh moi c’est Martine ») son enthousiasme est communicatif et elle n’a pas d’égal dans l'évocation des petits tracas du quotidien - la constipation par exemple - à grands renforts de mimiques dont elle détient le secret.

 

Sa bonne humeur et ma perte avérée de plusieurs kilos ont ainsi fort heureusement eu raison de mes pulsions chroniques de meurtres survenant en particulier au moment du gouter des enfants, au cours des repas entre amis ou en famille, devant l’étal de la boulangerie, lorsque mon collègue se boulote un monstrueux hamburger… bref, un peu tout le temps.

Mais à part ça, je vous assure, je ne suis pas au régime… Allez, soyez gentils, faites au moins semblant de me croire.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 16:31

Je n’aime pas les anniversaires. Les miens bien sûr. Ceux des autres, pas de soucis. C’est bien simple, je ne sais même pas quel âge j’ai. Si par hasard on me le demande, je prends un air pénétré et fait un calcul du genre : 1979 + 20 = 1999 + 10 = 2009 ; 2013 – 2009 = 4 : 34 !

 

C’est une façon de faire l’autruche comme une autre.

 

Pourtant, certains signes ne trompent pas.

 

Le plus évident : le reflet dans le miroir. Une vision quotidienne dont l’horreur peut être facilement décuplée par quelques vieilles photos.

Et nous ne sommes pas, nous les femmes, à armes égales avec les hommes… Je vous ferai grâce du chapitre féministe, mais force est de constater que la pression est moins forte pour eux. Regardez tous ces acteurs plus beaux avec un peu de bouteille que jeunots : Sean Connery, Georges Clooney, Lambert Wilson… Rien qu’au niveau des cheveux blancs : aucun risque que cela rende une fille sexy. En revanche, un homme…

 

Ensuite, je m’entends de plus en plus souvent évoquer des événements ayant 15 ans et plus (j’ai toujours 16 ans dans ma tête). Je compte ainsi quelques amies rencontrées à la fin des années 80. Vous savez, cette décennie du siècle dernier prolifique en tests capillaires (personne n’a oublié la coupe « mulet ») et en épaulettes géantes ?

 

Autre signe impossible à ignorer : les toujours plus nombreux « Madame » prononcé à mon encontre… quand on y ajoute mon nom de femme mariée, il m’arrive de me retourner pour chercher ma belle-mère des yeux.

Et quand cela vient d’adultes de plus de 20 ans, ça fait mal. Très mal.

A ce sujet, je n’oublierai jamais la mine perplexe de notre voisine (étudiante infirmière) lorsque nous l’avons invitée à l’apéro un soir. Sa bouteille de bière à la main, elle nous a timidement demandé si elle devait prendre un verre pour boire. Ben voyons, mets aussi des patins pour ne pas abimer le parquet et parle un peu plus fort car on n’entend rien !!!

 

Avec les enfants, c’est encore pire : aucune chance d’oublier le temps qui passe.

Au gala de danse de Louloute, j’ai ainsi demandé à la prof si c’est bien la chanson de Bryan Adams (so « nineties » !) en fond de l’une des chorégraphies intitulée « Robin des Bois ».

« Non, c’est M. Pokora » m’a-t-elle répondu, étonnée. Elle ne doit pas connaître Bryan Adams.

 

Mais le pire reste tout de même ce qui s’est déroulé il y a quelques semaines, lorsque Louise a réalisé un dessin de moi. Elle a représenté mon visage en gros plan sur fond vert (l’herbe) avec un grand sourire. Jusque-là, tout va bien. Puis j’ai remarqué un drôle de gribouillis au-dessus des yeux. Ma fille m’a alors expliqué, avec force petits gestes évocateurs et en plissant le front, qu’il s’agissait de tous les « traits » qui me traversent le front. Ci-dessous l’objet du délit.

 

Et dire que cela ne fait que commencer…

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 19:07

J'avais commencé à vous préparer plusieurs posts de fond et de circonstance (« Il a choisi depuis longtemps l'exil fiscal : le père Noël témoigne », « Top 5 des résolutions à la con de début d'année que personne ne tient jamais » ou  « Spécial parents : après Noël, quels autres moyens de chantage pour tenir vos enfants ?») quand je me suis dit « Bigre, mais pourquoi rebattre les oreilles de tes lecteurs avec des sujets déjà traités ailleurs ? Sois plus créative ma fille ! ».

Voici donc une enquête documentée et étayée de témoignages poignants sur les différentes méthodes d'épilation. Âmes sensibles s’abstenir.

En guise de préambule, penchons-nous un instant si vous le voulez bien sur la définition de ce qu'est l'épilation. Ainsi, selon Wikipedia, celle-ci consiste à enlever (ça fait moins peur que dire arracher, raser, éradiquer, voire brûler), temporairement ou définitivement (si seulement), les poils portés par un homme ou une femme. Elle peut concerner toutes les parties du corps (malheureusement), des plus visibles (visage, jambes, bras...) jusqu'aux plus intimes (foufoune, trouloulou...). Les raisons invoquées vont des critères de beauté aux soucis de confort (et il est où le confort quand ça repousse et que ca gratte ?), d'hygiène ou de décence (le poil n'est malheureusement ni discret ni distingué).

En réalité, l'épilation s’apparente à une forme évoluée et auto infligée de torture physique. Et les mâles à qui on a un jour retiré une bande de poils résultant, au choix, d'une soirée arrosée, d'un pari ou, pour les plus masos, de la pratique de certains sports, ne me contrediront pas.


Comme beaucoup, j'ai essayé diverses techniques afin de me débarrasser de cette pilosité toute méditerranéenne qui m'envahit l'épiderme depuis l'enfance (si, si)...

Première étape de cette lutte perpétuelle : celle dite « perfide ». C'est l'étape que la plupart des adolescentes franchissent seules dans leur salle de bain, juste avant d'aller à la piscine ou de revêtir une robe neuve : celle du rasoir à papa (ou à maman).
GRAVE ERREUR ! Il faut savoir que le poil est TRÈS rancunier ! Du fin fond de son bulbe, meurtri, on l'entendrait presque crier : « VENGEANCE ! ». Résultat : quand il repousse, il est tout dru et encore plus foncé. Pire qu'avant.
Sans compter que le rasoir, ça brûle, ça coupe et ça tire quand il est usé... grande pensée ici pour ces messieurs qui font subir tous les jours ce traitement à leur visage.

Très rapidement, je me suis tournée vers les crèmes dépilatoires. Leur apparente facilité d'utilisation (on attend que ça se passe) a en effet largement flatté la partie la plus feignasse de mon caractère.
Attention si vous avez un chat à bien l'enfermer durant le temps de pose. Pas comme le mien que j'ai dû courser dans tout mon appartement pour le rincer illico après qu'il se soit frotté contre mes jambes couvertes de crème.
Résultat : il faut en mettre 3 tonnes par gambette et attendre 3 plombes, parfois dans une ambiance nauséabonde. Pas très convaincant.

À l'aube de l'âge adulte, séduite par le discours marketing d'une copine qui ne jurait que par l'épilateur électrique, j'ai tenté à mon tour l'expérience. J'avais simplement oublié que j'avais à peu près 5 fois plus de poils qu'elle. J'ai donc naturellement eu 5 fois plus mal. Je me souviens encore de la sensation de douleur provoquée par le tiraillement des disques métalliques qui coincaient mes poils dont les racines passaient à grand-peine à travers les pores de ma peau trop étroits pour cet exercice. A en pleurer. À tel point que je ne suis parvenue à m'épiler que le devant d'un seul mollet ce jour-là. Heureusement que les femmes ne sont plus obligées de porter des jupes.
Inutile de vous dire que j'ai rayé cet engin de ma vie.

 

Enfin, le Graal de l'éradication du poil : la cire.
Chaude, froide, en institut ou toute seule dans ma salle de bain, j'ai à peu près tout essayé. Avec là encore quelques désillusions...

Premier risque, avec la cire chaude : la brûlure (même en institut). Éviter donc à tout prix de faire votre première bande sur le visage.
Autre difficulté : le temps et les quantités à y consacrer.
Par exemple, un paquet de cire froide ne vient en général pas à bout d'un maillot bien fourni... et que dire du temps qu'il faut pour en finir avec une seule jambe. Petit conseil en passant : ne faites pas une jambe puis l'autre. Faites un peu des deux en même temps, juste au cas où...

De mon point de vue, le mieux reste l'institut : rapide, efficace et pas forcément cher. Avec cependant parfois un inconvénient de taille : l'esthéticienne. Vous savez cette femme souvent apprêtée, qui en sait peut-être plus que les gynécologues sur l'anatomie féminine et qui demande d'une voix gouailleuse à sa cliente ce qu'elle fait dans la vie tout en lui retirant une bande de cire d’entre les cuisses ?
L'une d'elles s'est ainsi un jour exclamée, tandis que je me déshabillais pour m'installer sur la table des supplices, « Tiens, v'la la bête du Gévaudan ! »... Sans commentaires.
     
Au final, la cire c'est bien pour être tranquille plus de 2 jours (en cas de vacances, de nouvelle rencontre) mais à la repousse, ça fait tellement mal (ça gratte voire ça repousse en dedans. Je ne détaillerai pas ce dernier effet indésirable sous peine d'être ensuite obligée d'apposer le logo interdit au moins de 18 ans sur mon blog) et c'est si moche (parce qu'il faut attendre que le poil ait bien repoussé pour recommencer) que j'ai aussi lâché l'affaire.

A ce stade, vous vous demandez sans doute si je garde mon pelage d'hiver toute l'année... Figurez-vous que j'aimerais bien. Mais non, il a bien fallu trouver quelque chose pour que Choupinou consente à m'épouser. J'ai donc fini par me réconcilier avec mon rasoir. Sans grande conviction.

Ne me reste plus qu'à tenter l'épilation définitive. Paraît que c'est génial. A voir. J'économise et je vous raconterai. 

 

Vous en voulez encore ? : epilation pas du tout definitive

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 16:07

Du calme : ce n’est en aucun cas une annonce ni une demande d’emploi. Je veux simplement ici combattre l’idée que travail et maternité ne font pas bon ménage. Car s’il est vrai que devenir mère change une femme (et je ne parle pas de la bouée triple pli sur son ventre) et la rapproche irrémédiablement des « problèmes domestiques », c’est aussi acquérir des qualités et des compétences valorisables sur le plan professionnel. Et les recruteurs potentiels, qui continuent à se poser la mauvaise question (« Est-ce qu’elle risque de nous pondre un chiard bientôt, celle-là ? ») feraient bien de s’y intéresser plus sérieusement.

 

Alors que tout le monde peut valoriser dans son CV le moindre stage d’observation de 3 jours, un job d’été d'il y a 15 ans ou un voyage d’école à l’étranger, pourquoi les mères ne feraient-elles pas elles aussi valoir leurs atouts ?

 

En premier lieu, leur résistance physique et mentale n’est plus à démontrer que ce soit au cours de la grossesse, pendant l’accouchement ou après, par exemple lorsque tous les membres de la famille sont malades (elles y compris) et qu’elles continuent à faire tourner la maison. Force, courage et abnégation animent toutes les mères.

 

Avoir un enfant, c’est faire preuve d’un subtil mélange de fiabilité mêlée de régularité (repas, bain, histoire, les dents et dodo) et d’ouverture au changement.

En moins de 2 ans, notre progéniture passe en effet de l’état de quasi-légume complètement dépendant à celui de petite chose galopante qui exprime des désirs souvent impérieux. Et je ne vous parle pas du passage de l’enfance à l’adolescence… Autant dire que les parents n’ont pas d’autre choix que de faire preuve de solides capacités d’adaptation.

 

Autres qualités indissociables de n’importe quelle génitrice : aplomb et humour.

Ces petits êtres ont vite fait de tenter de nous déstabiliser par naïveté (ma fille de 4 ans et demi a déclaré bien fort au milieu d’une file d’attente « Dis Maman, pourquoi elles piquent tes jambes ? ») ou par franche malice (« Je peux regarder la télé ? Papa a dit oui »).

Ceci m’amène aux talents de négociateur des mères et des parents en général. Persuader ma fille de terminer son assiette ou de se mettre en pyjama n’a parfois rien à envier aux tractations avec un preneur d’otage (avec dans le rôle de l’otage : Cerise le doudou) et son indissociable rançon (un dessin animé).

On apprend ainsi assez vite à connaître l’ennemi, à jouer sur la corde sensible, à mettre en place des stratégies, à relâcher la bride et à durcir le ton si nécessaire.

Bref, avec un gosse, on vit presque tout le registre des rapports humains en accéléré. Bien plus efficace qu’un cours de psychologie.

 

Par ailleurs :

  • Les mères ne rechignent pas devant ce que certains considèrent comme de basses besognes : quand vous avez changé vos enfants pendant plusieurs années (et là, on est plutôt dans la couche à débordement que dans la piscine du même nom), vous êtes moins chochotte,
  • Elles font preuve de réelles qualités d’écoute : facile de se concentrer sur un seul interlocuteur lorsque l’on entend des « Mamaaaaan ! » en stéréo à longueur de journée.
  • Les mamans ont l’incroyable aptitude de faire plusieurs choses en même temps : parler au téléphone en faisant la cuisine tout en réfléchissant à la liste des courses est leur lot quotidien.
  • Elles sont modestes et promptes au travail en équipe : pas d’égo, ni de fierté mal placée quand on sort de chez soi parée d’une entêtante odeur de vomi ou que votre enfant précise qu’il préfère manger à la cantine en grimaçant devant le repas que vous lui avez préparé.

 

De manière générale, les mères n’ont pas de temps à perdre. Pour certains, c’est là que le bât blesse. De mon point de vue, c’est une chance car elles n’ont pas d’autre choix que d’être efficaces.

 

Alors, à quand des entretiens d’embauche couplés aux cours d’accouchement ?

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 19:18

Les plus cultivés (ou les plus irrécupérables, c'est selon) auront reconnu le célèbre titre du non moins célèbre Michel Sardou lequel, il faut l'admettre, a laissé une marque impérissable dans le répertoire musical français. Si vous n'avez jamais scandé (en loupant la moitié des paroles) les lacs du Connemara, siffloter la maladie d'amour (même par erreur) ou hurler « être une faaaammeuh ! » (un brin alcoolisé), je peux vous le dire : vous avez un peu rater votre vie.

Mais que les non aficionados se rassurent, le grand Michel n'est pas l'objet de ce post.

 

Je voulais vous parler de musique (« La musiiiiiiqueuh, oui ! La musiiiqueuh ») et de la manière dont nous nous l'approprions chaque jour (dans la voiture, en passant l'aspirateur, sous la douche, en cuisinant...), non sans massacrer quelque peu l'oeuvre originale.

 

Je ne sais pas vous, mais moi, il m'est impossible de résister à l'envie de reprendre certains refrains lorsque je les entends.

Vous arrivez, vous, à vous empêcher de brailler d'une voix de castrat « Je je suis libertine » avec Mylène ?

Moi pas. Et il en va de même pour de nombreux tubes, avec pas mal de trucs ringards.

Le lieu de prédilection pour ce pêché mignon : la voiture. J'y mets le son à fond, me déhanche sur mon siège et ouvre la bouche comme si un médecin allait ausculter mes amygdales. Il y en a qui doivent se marrer (ou s'inquiéter) sur la route.

Le plus drôle, ce sont les chansons dont je ne connais pas bien les paroles, voire pas du tout, en particulier celles en anglais : cela donne lieu à une sorte de Gloubi-boulga d'où émergent quelques sons incompréhensibles ponctués de « Yeaaaaaah », « Wohoho » et autres « Nain nain nain » et « Lalala ».

En deux mots : du grand art.

 

Pour mon plus grand plaisir, il est cependant de nombreuses chansons qui ont leur propres sons informes, reconnaissables entre mille lesquels, bizarrement, se retiennent plutôt bien malgré l'absence de sens.

Allez, une fois n'est pas coutume, voici un petit quizz ! Dites moi de quelle chanson viennent ces onomatopées (c'est le terme approprié paraît-t-il) : celui ou celle qui sera le premier à me donner toutes les bonnes réponses aura droit... à mon admiration éternelle (Comment ça, vous vous attendiez à un cadeau ? Pffffff mais mon admiration vaut bien plus !). Allez au boulot :

1/ Aoum tcha tcha tcha

2/ Obladi oblada (ouh la la, que c'est difficile !)

3/ You ka di ay di ay da

4/ De dododo De dadada (ça, c'est cadeau)

5/ Crac boum hue

6/ Toutouyoutou (trop facile...)

7/ Zip shebam pow blop wiz

et mon préféré : 8/ Poupoupou poupoupoupou

 

Du coup, j'ai découvert qu'il existait un dictionnaire des onomatopées de la chanson... voilà de quoi inaugurer ma liste de cadeaux au vieux barbu.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 22:18

Le mois d’août aujourd’hui largement entamé, nous sommes pas mal à avoir déjà refermé la page des vacances et à regretter, comme B.B. dans la chanson, notre chère plage abandonnée.

 

Pour ceux qui y sont encore ou qui y vont bientôt, vous ne perdez rien pour attendre et sachez que je vous déteste. Enfin, pas suffisamment pour vous priver de mes précieux conseils.

 

Parce qu’il est important de respecter quelques règles élémentaires afin d’éviter l’hydrocution consécutive à la ré-immersion dans le bain du quotidien (les bains de mer, n’est-ce pas, c’est fini).

 



Première règle toute simple, mais que Choupinou a enfreinte dès qu’il a mis le pied à la maison : ne pas se peser d’emblée. Je vous garantis qu’après plus d’une semaine continue d’apéros, petits déjeuners monstrueux, glaces et repas à l’équilibre diététique plus que hasardeux (les frites, c’est un légume ?), la balance et lui ont bien failli passer l’arme à gauche quand l’une s’est retrouvée sous l’autre… Quelle idée, aussi !

 



Deusio, il est essentiel d’éviter toute tâche ménagère qui ne serait pas d’une absolue nécessité. Si vous avez encore du change, laisser les 25 lessives pour plus tard. Idem pour la bouffe ou les courses : c’est le moment de sortir un truc tout fait du congèl ou de se faire un bon vieux plat de « pâtes carbonara ». Mieux encore : se faire livrer.

Rien de tel en effet qu’un peu de procrastination pour faire durer un peu la sensation de vacances.

 



Ensuite, pour les accros au taf et à toutes les informations délivrées / échangées par internet, deux possibilités :

 

- Soit ceux-ci ont pu accéder à internet depuis leur lieu de vacances et peuvent donc sans risque (sinon celui d’énerver le conjoint qui, lui, n’est pas accro à la toile) se gaver de nouvelles sur leurs iPad, ordi ou tout autre support. Il se trouve en effet que la connexion des vacances est souvent moins bonne que celle de la maison. Sans compter que les nouvelles ne le restent pas longtemps.

 

- Pour les autres qui, au choix, ont oublié leur smartphone, n’ont pas eu de connexion ou ont tout simplement eu envie faire une vraie coupure, qu’ils soient prudents !

Le moment du retour est pour eux crucial, certains allant jusqu’à oublier les enfants dans la voiture pour consulter leur boîte mail (qui a dépassé sa taille limite, évidemment).

Une seule prescription : attendre encore un peu.

Oui, oui, je sais, c’est dur. Mais mieux vaut y aller par palier de décompression, comme en plongée. D’abord la pluie, la maison, le chat qui a fait pipi partout, les voisins qui n’ont pas sorti la poubelle, les travaux qui ont fleuri sur les routes, la famille qui appelle pour savoir si on est bien rentré et demande tous les détails du séjour, les enfants qui chouinent, fatigués du voyage et j’en passe. C’est suffisant dans un premier temps, vous ne trouvez pas ?

 

Recommandation spéciale pour la télévision, surtout si vous ne l’avez pas vue durant votre séjour : NE PAS REGARDER LE JOURNAL TÉLÉVISE DIRECTEMENT EN RENTRANT DE VACANCES ! CE SERAIT DANGEREUX POUR VOTRE SANTÉ MENTALE !

 

Éviter également de vous ruer sur la boîte aux lettres : il y a plus de chance d’y trouver des factures, voire une feuille d’impôt, que des cartes postales ou un billet gagnant de loterie.

 

Enfin, dernier conseil si vous le pouvez : ne communiquer votre date réelle de retour qu’à quelques initiés. Comme ça vous pourrez pleurnicher le temps qu’il faudra en vous repassant les photos de votre paradis perdu.

 

Sur ce, bonne rentrée à tous !

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 21:01

Vendredi midi à la terrasse d'une brasserie, Choupinou et moi déjeunons en amoureux. Il fait beau, il fait chaud et le reste de la journée s'annonce sous les meilleurs auspices avec la perspective d’une après-midi rien qu’à moi, sans mari ni enfants. En résumé, l'antichambre du paradis.

Seule ombre au tableau : Choupinou a RDV avec un ami commun en tout début d'après-midi, ce qui risque d’écourter notre badinage. Tel un gentleman, il repousse d'un SMS l'heure dudit RDV.
Yes ! On va pouvoir manger un dessert !
Brrrrrr, le téléphone vibre. Choupinou lit, sourit et me tend le téléphone : « Ok, je te laisse un peu plus de temps avec ta maîtresse ».
Hum, hum, me dis-je, perplexe, qu'est-ce que cela peut-il bien pouvoir signifier ? Inutile de le prendre au premier degré, Choupinou n'est pas si aventurier. Est-ce une forme d'humour viril à la : «  Moi Tarzan, Moi plaire aux femelles (sous-entendu, Moi gros kiki) » ?
Bref, je rigole un peu vert (j'ai un reste de salade coincé entre les dents).


Ce qui nous amène, Choupinou et moi, à nous poser LA question qui tue : en cas d'adultère ou toute autre tromperie, lesquels de nos amis le couvriraient et lesquels prendraient plutôt mon parti... Vaste débat, n'est-ce pas ?

Jusqu'à l'addition, nous passons ainsi en revue la plupart de nos fréquentations (à ce moment-là, je n'ose plus parler d'amis) en testant virtuellement leur loyauté supposée. Après avoir éliminé les gaffeurs invétérés et handicapés du mensonge, nous finissons par ranger, sans grande surprise, les garçons plutôt du côté de Choupinou et les filles du mien. Non sans quelques hésitations :
- Oh non, lui, c'est sûr qu'il ne me couvre pas, dixit Choupinou. Il a peur
de toi !
- Pardon ???? bredouille-je.
- Et ta mère ?
- Oh ma mère, c'est ma mère tout de même ! Elle serait de mon côté !
- En es-tu si sûre ?

Au fur et à mesure de notre discussion, ce qui avait commencé comme une blague finit tout de même par jeter un voile épais de suspicion sur le soleil de mon après-midi. Et si mes amis n'étaient pas ceux que je pensais ? Ma paranoïa prend méchamment le dessus tandis que je commençe à échafauder des plans retords pour démasquer les éventuels traitres... jusqu’à ce que je passe devant une boutique de chaussures et recouvre instantanément la raison : « Elles sont trop jolies ces sandales ! ». Une forme de Carpe diem salvateur on ne peut plus matérialiste, mais qui a le mérite de sauver d’un même trait ma journée et mon équilibre mental.

Vraiment, il y a certaines questions qu'il ne faudrait jamais se poser…

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