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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 19:12

A moitié endormie, je souris vaguement en pensant à la demi-journée de congé qui m’attend quand d’un coup, je me dresse droite comme un i dans mon lit comme brusquement revenue sur Terre : aujourd’hui, point de farniente, c’est mission commando à la Mairie pour y régler des soucis d’ordre administratif. Youpi.

 

Des frissons me parcourent le dos rien qu’à la pensée de cette expédition en milieu hostile et je ne peux m’empêcher de me remémorer les 12 travaux d’Astérix et ce fameux passage dans la maison de fous à la recherche du formulaire A38 (voir lien vers la vidéo en bas)…

 

Cela fait pourtant plusieurs jours que je me conditionne pour cette aventure. J’ai regardé la dernière saison de Kho Lanta et j’ai visualisé mentalement toutes les déconvenues possibles : attente interminable, manque d’un papier essentiel, retour à la maison, petite vieille qui tente de passer devant tout le monde, gosses qui hurlent, démarches supplémentaires à effectuer...

 

Objectif n°1 : garder le sourire. Je n’ai pas envie de passer à la rubrique des faits divers sous le titre « Après 3 heures d’attente, elle frappe un agent communal à coups de tampon encreur ».

 

Côté équipement, j’ai préparé un solide paquetage 

-Chaussures confortables aux pieds + paire de tongs dans le sac prêtes à être dégainées

- Petit gilet + parapluie en cas d‘intempéries et chapeau + crème solaire en cas d’attente sous le soleil

- Lunettes de soleil : pour cacher d’éventuels rictus de colère en cas d’échec de l’opération sourire

- Petit encas + petite bouteille d’eau : il ne faudrait pas que je loupe mon tour pour cause d’hypoglycémie ou de déshydratation

- Petit encas bis, si le premier ne suffisait pas

-  Documents administratifs en tout genre pour parer à toute éventualité : facture d’eau, facture d’électricité, photocopie de ma carte d’identité, permis de conduire, carnet de correspondance, radio des poumons, derniers relevés de compte, liste de course, derniers bulletins de salaire, timbres postaux, dernière feuille d’imposition, baccalauréat, derniers résultats de prise de sang, brevet de natation, carte vitale, carte d’électeur, carte de donneur d’organe, acte de mariage, autorisation d’absence de mes parents, timbres fiscaux. Je suis sûre d’avoir oublié quelque chose…

- Un stylo et un bloc-notes

- Un magazine, un livre et mon téléphone portable pour combler l’attente

- 200 € en liquide, pour graisser la patte d’un éventuel agent récalcitrant

- Un caddie emprunté au supermarché pour transporter le tout

 

Une fois sur les lieux, je scrute à 360° autour de moi : personne n’attend, je dois être la première. Yes, c’est mon jour de chance ! Docile, je me dirige tout de même vers la machine qui me délivre un ticket numéroté et m’assoit : eh oui, ce n’est pas parce qu’il n’y a personne d’autre que c’est mon tour pour autant…

 

5 minutes passent. Mais qu’est-ce qu’ils fichent derrière leur bureau ?

Je fixe tour à tour les différents panneaux lumineux pour être sûre de ne pas louper mon numéro, le vérifie ensuite sur le ticket, refixe les panneaux.

Toujours aucun signe de vie. Je me demande si je ne suis pas devenue invisible. Je toussote pour me manifester discrètement.

 

Mon numéro s’affiche enfin et un agent municipal me fait signe d’avancer en me gratifiant d’un sourire cordial. Tant de facilité rend la chose suspecte… un forcené aurait-il pris le service en otage et on tenterait de me le dissimuler ?

 

Assise dans le petit box, je présente ma requête et mes questions (j’en ai toujours malgré 3h passées sur le net) le plus posément et distinctement possible. Mon interlocuteur fait montre d’une attention qui frôle la paralysie. Seul un battement de cils m’indique qu’il est bien vivant.

 

A mon grand étonnement, il me répond fort aimablement et je comprends chaque mot qui sort de sa bouche. Cerise sur le gâteau, les conditions sont réunies pour que tout soit réglé en quelques minutes.

 

Alléluia ! De petits chérubins aux cuisses potelées sortent virtuellement des murs de la Mairie et me chantent une aria. Jamais démarche administrative n’avait eu d’issue aussi heureuse.

 

Regonflée à bloc vis-à-vis du genre humain, je sors de la Mairie pleine d’entrain et d’espérance quand une voiture manque de me renverser. Elle s’arrête un peu plus loin et son conducteur sort la tête par la fenêtre pour me hurler des insanités.

 

Retour à 0 de mon indice de confiance : le monde est vraiment une jungle.

 

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:48

Cette jolie phrase de Maupassant introduit très bien la petite vidéo qui suit émaillée d'extraits de films. Véritable hymne au baiser, elle nous apprend, entre autres, que cette pratique est commune à plus de 90 % des cultures dans le monde (comme quoi, une bonne baise... euh, pardon, un bon baiser...).

 

Mon préféré est bien sûr celui de Ghost (Aaaaaah Patriiiiiick...).

 

En revanche, je ne suis pas du tout d'accord avec le dernier commentaire sur Armageddon... il y a quand même bien meilleur (comme baiser et comme film).

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 18:00

Avertissement : la présente tranche de vie, qui aborde un problème de société bien trop sous-estimé à mon sens, risque toutefois d’irriter, voire de déprimer, les clairsemés, dégarnis et autres « je rabats tout d’un côté pour faire croire que j’en ai encore », à qui je déconseille vivement la lecture.

 

 

 

Mes premiers contacts avec le rideau de tifs en question furent plutôt houleux et ne laissaient en rien présager de ma situation actuelle.

 

L’histoire commence un été, au début des années 90, je devais avoir 12 ans, 9 mois, 16 jours et des brouettes. Comme toute adolescente qui se respecte, je me prenais alors pour une star (malgré mon appareil dentaire et mon quasi mono-sourcil) et faisais des tests capillaires devant ma glace avec une brosse vraisemblablement peu adaptée à l’exercice. Soudain, le drame survint : ma brosse resta coincée dans une grosse mèche de cheveux sur le dessus de mon crâne. En dépit de multiples tentatives de démêlage diplomatiques (accompagnées de quelques larmes de rage), je dus finalement me résoudre à la solution ultime : la paire de ciseaux.

 

10 ans plus tard (les dents alignées et le sourcil épilé), ayant oublié cette expérience douloureuse, c’est avec un certain enthousiasme que je demande au coiffeur de me tailler une frange.

 

Arghhhhhhh, quelle erreur ne venais-je pas de commettre ! Impossible en effet de se débarrasser d’une frange aussi simplement qu’elle est arrivée.

 

Tout d’abord, attendre que ça repousse est proprement invivable. Bien souvent, avant d’avoir eu le courage de patienter jusqu’à ce que la mèche ait une longueur raisonnable - période durant laquelle on a toutes les chances de ressembler à un bouvier des flandres (voir photo) - on coupe, histoire de retrouver figure humaine. Du reste on recoupe volontiers plus qu’au départ, alimentant ainsi le cercle vicieux de la frange perpétuelle. Illu TdV n°7

 

Ensuite, quand on s’habitue à être habillé du front, il est bien difficile de se voir sans… vous aimeriez, vous, sortir en sous-vêtements dans la rue ? Eh bien, là, c’est pareil.

 

Sans compter les petites imperfections qu’une frange cache de manière bien commode. Moi, par exemple, j’ai une cicatrice de varicelle juste au milieu du front (NON, je ne me suis pas grattée !) et j’avoue que je suis ravie de pouvoir la faire disparaître. Mais là encore, la frange a son effet pervers en ce qu’elle crée, par effet de « mise sous cloche », un environnement propice à la prolifération de nouvelles imperfections, qu’il faut, évidemment, à tout prix dissimuler.

 

Notons par ailleurs que cet accessoire de mode hyper sexy chez les actrices de cinéma a dans le monde réel (sans maquillage élaboré, ni Photoshop) un effet bien moins glamour : il éclipse bien plus surement son propriétaire qu’il n’en révèle la beauté. Alors quand vous portez, comme moi, des lunettes et les cheveux longs, autant dire que vous avez plus vite fait de vous rapprocher d'Ugly Betty que d'Angelina Jolie.

 

Et dire qu’on en fait des tonnes sur les guerres, les famines et les catastrophes climatiques : pourquoi donc personne ne parle jamais de ce problème de frange, je vous le demande ?

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 18:12

Oui, j'aime bien me plaindre, et alors ?

 

la complainte redim

 

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 10:00

12h47, je fonce sur l’autoroute. Merde, un radar ! Gros coup de frein. Ouf, de justesse… C’est de ma faute en même temps, si je n’avais pas oublié le doudou de Louloute, je n’en serais pas là. Serais pas obligée de me coltiner l’aller-retour bureau – nounou durant l’heure de midi pour lui apporter sa poupée nauséabonde qui, c’est décidé, passe ce soir à la machine à laver.

 

Et la nounou qui ironisait tout à l’heure au téléphone :

- Z’auriez pas oublié quelqu’chose ce matin ?

- Euheuh, je ne vois pas…

- Eh ben, j’vais appeler la DDASS pour mauvais traitements si ça continue !

 

Elle doit trouver ça drôle. Mon inconscient est mort de rire.

Et tous ceux qui savent que la DDASS ne s’occupe plus de l’enfance en danger, excepté dans les feuilletons télévisés, doivent soupirer.

 

Bon, j’espère au moins que je pourrai serrer dans mes bras ma poupée à moi, ma petite fille, en guise de compensation pour ce trajet qui ne m’a jamais paru aussi long.

 

Arrivée à destination, l’assistante maternelle (appellation consacrée) ne l’entend pas de cette oreille et embarque ni une, ni deux, le doudou en me renvoyant à mon boulot en souriant. Il parait qu’il ne vaut mieux pas que Louloute me voit à cette heure inhabituelle de la journée… Là, je dois dire que je fulmine un chouia.

 

C’est déjà pas facile tous les jours - sous mes faux airs de femme moderne, « working girl » et compagnie - de laisser ma progéniture dans les bras d’une autre femme. Alors si en plus, je ne peux même pas voir 3 minutes ma fille quand bon me semble, où va-t-on, je vous le demande ?

Et puis, c’est quand même elle qui a la majorité des petits câlins et autres marques d’affection (les cacas mous aussi, c’est vrai) qu’elle me vole impunément chaque jour, payée pour ça par-dessus le marché !

 

Jalouse, moi ? Parfaitement !

 

En plus, à côté d’elle, je ne peux m’empêcher de me sentir parfaitement gauche, voire carrément indigne, en tant que maman. Par exemple, quand elle me dit :

- « J’ai mis un pull à votre fille, vous savez, on est encore en hiver.» Ouais, bon, ben, à la météo, ils annonçaient grand beau, je n’y peux rien s’ils se trompent…

- « La petite a mangé épinards-haricots verts et filet de sole ce midi, elle s’est ré-ga-lée ! » Pfff, moi j’arrive tout juste à lui faire avaler des pâtes.

- « Z’avez vu comme elle réussit bien ses puzzles ? » Nan, j’ai juste le temps le soir de la mettre au bain, de la faire manger et hop, au dodo.

 

A noter que les Suisses ont une expression amusante (si on veut) pour désigner les nounous : ils les appellent des mamans de jour. Comme si maman, c’était un costume que l’on ôte ou que l’on prête facilement…

 

Enfin, il faut admettre qu’elle s’occupe bien de Louloute et c’est bien là l’essentiel.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:00

En rangeant mes mails, je suis retombée sur cette perle intitulée "La preuve du réchauffement climatique" qui aborde deux de mes sujets de prédilection : le posterieur sous toutes ses formes et l'écologie.

Bref, j'adore !

 

 Réchauffement climatique copie

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 09:03

« Diantre, oserait-elle aborder un sujet aussi trivial que celui du pot de chambre ?? » vous dites-vous peut-être en lisant le titre de ce post. Tout cela est en réalité bien moins scatologique qu’il n’y paraît.

 

Songez donc un instant : n’avez-vous pas chez vous, perdu dans un recoin ou, au contraire, bien en évidence, un contenant ou un endroit - appelez-le comme vous voulez : boîte, carton, tiroir, sac, corbeille, rebord de fenêtre… - où vous entassez des trucs dont vous ne savez que faire, mais que, pour une raison ou une autre, vous ne balancez pas aux ordures ? Et bien voilà, vous aussi vous êtes atteint du mal dit de la « boîte à merdes ».

 

Rassurez-vous, c’est une pathologie complètement bénigne, a priori non contagieuse et qui touche une très large part de la population, jusqu’à ma collègue hyper ordonnée qui me rappelle à l’ordre dès que j’ai le malheur d’entreposer quelques tupperwares (jamais plus de 10 à la fois) dans l’espace détente du bureau.

 

Chez moi, les boîtes à merdes sont légion, au grand dam de Choupinou qui tente régulièrement d’éradiquer l’espèce. Il examine, trie, me tançant d’un œil réprobateur. Et quand il tente de se débarrasser d’un malheureux truc, je crie irrémédiablement : « Naaaaaan, garde ça, on peut en avoir besoin… un jour…».

 

De toute façon, vous l’aurez certainement remarqué, c’est toujours juste après avoir jeté quelque chose qu’on en a expressément besoin alors ne vaut-il mieux pas, dans le doute en garder le maximum ?

 

Il faut dire que j’adore l’idée de redécouvrir des mini-trésors en remettant le nez, de temps à autre, dans ces oubliés du rangement :

« Oh tiens, le faire-part de mariage de Trucmuche et Machin-chose… quelle cuite j’ai pris ce coup-là ! » ;

« Tiens, les (12) clefs complètement rouillées de chez mes parents… gardons-les, ça peut encore servir » ;

« Je savais bien qu’on avait des piles en rab… ah non, elles sont fichues en fait… bon, laissons-les là, elles ne font de mal à personne après tout… ».

 

Quel plaisir indescriptible de retrouver pêle-mêle :

-         quelques vieux francs que je montrerai à Louloute quand elle sera plus grande. Comme ça, elle me classera définitivement dans la catégorie dinosaures,

-         des restes de montage de meubles (clous, vis, minitournevis…), réminiscences d’espoirs lointains où on rêvait d’aller chez Roche Bobois au lieu d’IKEA,

-          mon ancien appareil photo qui a vu passer toute mon adolescence,

-          une fausse paire de moustaches (si, si, ça peut servir !)

-         

 

C’est que les choses trop bien rangées m’effraient : la vie ne peut selon moi s’incarner que dans un relatif désordre.

 

Et quelle chouette idée de se dire que tout (y compris, nous, pauvres hères) ne peut être étiqueté et rangé dans une boîte. A bas la claustrophobie et vive la liberté !

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 13:12

Après quelques gribouillis sur un calepin autour de la lettre L (inspirée par ma Louloute), voici quelques compositions, sorte de mosaiques d'L qui en vous donnera peut-être (des ailes... je sais, c'est petit).

 

Dans une véritable poussée de créativité, (presque) ignorante des réalités du temps que prend une telle entreprise, j'envisage même de poursuivre avec les autres lettres de l'alphabet, voire avec les minuscules, et pourquoi pas faire un abécédaire ou des noms complets... bref, il y a de quoi faire !

 

L 6 copie

 

Compo N et B copie

 

Compo bleue copie

 

Compo pop

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 12:46

Ci-après une animation 2D de Ryan Woodward. C'est beau, poétique, un brin surnaturel, en bref, c'est magique !

 

 

Pour visiter son site internet qui recèle d'autres pépites : site internet officiel de Ryan Woodward

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 19:00

Il faut se rendre à l’évidence : très peu d’entre nous peuvent prétendre un jour à l’extraordinaire, au prix Nobel de chimie ou à la chance, tout simplement. Pour autant, il ne faut pas se laisser aller à la déprime sur le thème :

« Je ne suis rien, car je n’ai pas :

1/ trouvé le remède contre le cancer ;

2/ sauvé toute une classe de CM2 de la noyade ;

3/ le QI d’Einstein,

… »

 

Comme le beugle si bien Christina Aguilera  avec son « You are bioutifouleuh ! », nous sommes tous beaux (enfin presque) et tous uniques (heureusement), dotés de prédispositions souvent sous-estimées et qui n’ont en réalité pas grand-chose à envier aux pouvoirs des super héros.

 

Tenez, moi, par exemple, depuis que je suis maman, je me suis révélée experte en récupération de crottes de nez chez l’enfant et ce, malgré une maladresse chronique avérée dans la vie de tous les jours. Je récupère en effet comme personne le ou les indésirables(s) en un geste précis, dont la dextérité et la rapidité feraient pâlir n‘importe quel moine shaolin.

Et je n’en suis pas peu fière… tout comme de ma faculté à faire dépérir en un temps record n’importe quelle plante d’intérieur placée sous ma responsabilité. Vous me direz que l’utilité d’une telle faculté est discutable, mais quand on sait que les végétaux, la nuit, utilisent l’oxygène de nos maisons, ça prend tout son sens. En réalité, je sauve des vies, ni plus, ni moins.

 

Sans compter ma mystique et prodigieuse aptitude à repérer un homme en train de faire pipi dans un coin ou avec sa braguette malencontreusement ouverte. Comment, ça, de la perversité ? Mais pas du tout ! Un sens aigu du détail, c’est tout !

 

Bon, évidemment, à dons remarquables, tares non moins singulières : je suis notamment incapable de faire cuire correctement du riz. Heureusement qu’il existe celui de tonton Ben…

 

Et vous, quels sont vos superpouvoirs ?

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