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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 19:07

J'avais commencé à vous préparer plusieurs posts de fond et de circonstance (« Il a choisi depuis longtemps l'exil fiscal : le père Noël témoigne », « Top 5 des résolutions à la con de début d'année que personne ne tient jamais » ou  « Spécial parents : après Noël, quels autres moyens de chantage pour tenir vos enfants ?») quand je me suis dit « Bigre, mais pourquoi rebattre les oreilles de tes lecteurs avec des sujets déjà traités ailleurs ? Sois plus créative ma fille ! ».

Voici donc une enquête documentée et étayée de témoignages poignants sur les différentes méthodes d'épilation. Âmes sensibles s’abstenir.

En guise de préambule, penchons-nous un instant si vous le voulez bien sur la définition de ce qu'est l'épilation. Ainsi, selon Wikipedia, celle-ci consiste à enlever (ça fait moins peur que dire arracher, raser, éradiquer, voire brûler), temporairement ou définitivement (si seulement), les poils portés par un homme ou une femme. Elle peut concerner toutes les parties du corps (malheureusement), des plus visibles (visage, jambes, bras...) jusqu'aux plus intimes (foufoune, trouloulou...). Les raisons invoquées vont des critères de beauté aux soucis de confort (et il est où le confort quand ça repousse et que ca gratte ?), d'hygiène ou de décence (le poil n'est malheureusement ni discret ni distingué).

En réalité, l'épilation s’apparente à une forme évoluée et auto infligée de torture physique. Et les mâles à qui on a un jour retiré une bande de poils résultant, au choix, d'une soirée arrosée, d'un pari ou, pour les plus masos, de la pratique de certains sports, ne me contrediront pas.


Comme beaucoup, j'ai essayé diverses techniques afin de me débarrasser de cette pilosité toute méditerranéenne qui m'envahit l'épiderme depuis l'enfance (si, si)...

Première étape de cette lutte perpétuelle : celle dite « perfide ». C'est l'étape que la plupart des adolescentes franchissent seules dans leur salle de bain, juste avant d'aller à la piscine ou de revêtir une robe neuve : celle du rasoir à papa (ou à maman).
GRAVE ERREUR ! Il faut savoir que le poil est TRÈS rancunier ! Du fin fond de son bulbe, meurtri, on l'entendrait presque crier : « VENGEANCE ! ». Résultat : quand il repousse, il est tout dru et encore plus foncé. Pire qu'avant.
Sans compter que le rasoir, ça brûle, ça coupe et ça tire quand il est usé... grande pensée ici pour ces messieurs qui font subir tous les jours ce traitement à leur visage.

Très rapidement, je me suis tournée vers les crèmes dépilatoires. Leur apparente facilité d'utilisation (on attend que ça se passe) a en effet largement flatté la partie la plus feignasse de mon caractère.
Attention si vous avez un chat à bien l'enfermer durant le temps de pose. Pas comme le mien que j'ai dû courser dans tout mon appartement pour le rincer illico après qu'il se soit frotté contre mes jambes couvertes de crème.
Résultat : il faut en mettre 3 tonnes par gambette et attendre 3 plombes, parfois dans une ambiance nauséabonde. Pas très convaincant.

À l'aube de l'âge adulte, séduite par le discours marketing d'une copine qui ne jurait que par l'épilateur électrique, j'ai tenté à mon tour l'expérience. J'avais simplement oublié que j'avais à peu près 5 fois plus de poils qu'elle. J'ai donc naturellement eu 5 fois plus mal. Je me souviens encore de la sensation de douleur provoquée par le tiraillement des disques métalliques qui coincaient mes poils dont les racines passaient à grand-peine à travers les pores de ma peau trop étroits pour cet exercice. A en pleurer. À tel point que je ne suis parvenue à m'épiler que le devant d'un seul mollet ce jour-là. Heureusement que les femmes ne sont plus obligées de porter des jupes.
Inutile de vous dire que j'ai rayé cet engin de ma vie.

 

Enfin, le Graal de l'éradication du poil : la cire.
Chaude, froide, en institut ou toute seule dans ma salle de bain, j'ai à peu près tout essayé. Avec là encore quelques désillusions...

Premier risque, avec la cire chaude : la brûlure (même en institut). Éviter donc à tout prix de faire votre première bande sur le visage.
Autre difficulté : le temps et les quantités à y consacrer.
Par exemple, un paquet de cire froide ne vient en général pas à bout d'un maillot bien fourni... et que dire du temps qu'il faut pour en finir avec une seule jambe. Petit conseil en passant : ne faites pas une jambe puis l'autre. Faites un peu des deux en même temps, juste au cas où...

De mon point de vue, le mieux reste l'institut : rapide, efficace et pas forcément cher. Avec cependant parfois un inconvénient de taille : l'esthéticienne. Vous savez cette femme souvent apprêtée, qui en sait peut-être plus que les gynécologues sur l'anatomie féminine et qui demande d'une voix gouailleuse à sa cliente ce qu'elle fait dans la vie tout en lui retirant une bande de cire d’entre les cuisses ?
L'une d'elles s'est ainsi un jour exclamée, tandis que je me déshabillais pour m'installer sur la table des supplices, « Tiens, v'la la bête du Gévaudan ! »... Sans commentaires.
     
Au final, la cire c'est bien pour être tranquille plus de 2 jours (en cas de vacances, de nouvelle rencontre) mais à la repousse, ça fait tellement mal (ça gratte voire ça repousse en dedans. Je ne détaillerai pas ce dernier effet indésirable sous peine d'être ensuite obligée d'apposer le logo interdit au moins de 18 ans sur mon blog) et c'est si moche (parce qu'il faut attendre que le poil ait bien repoussé pour recommencer) que j'ai aussi lâché l'affaire.

A ce stade, vous vous demandez sans doute si je garde mon pelage d'hiver toute l'année... Figurez-vous que j'aimerais bien. Mais non, il a bien fallu trouver quelque chose pour que Choupinou consente à m'épouser. J'ai donc fini par me réconcilier avec mon rasoir. Sans grande conviction.

Ne me reste plus qu'à tenter l'épilation définitive. Paraît que c'est génial. A voir. J'économise et je vous raconterai. 

 

Vous en voulez encore ? : epilation pas du tout definitive

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 15:22

Tout d'bon à mes chers lecteurs et lectrices pour cette nouvelle année !

 

Et comme je l'écrivais à 13 ans : " Je vous fait autant de bisous qu'il y a de bulles dans une coupe de champagne !"

Bon OK, à l'époque c'était juste un verre de coca...

 

naije blog voeux 2013 - 1 redim

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:25

Oui, je sais, il fallait oser...

 

Décembre

 

Source illustration : www.dryicons.com

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 16:07

Du calme : ce n’est en aucun cas une annonce ni une demande d’emploi. Je veux simplement ici combattre l’idée que travail et maternité ne font pas bon ménage. Car s’il est vrai que devenir mère change une femme (et je ne parle pas de la bouée triple pli sur son ventre) et la rapproche irrémédiablement des « problèmes domestiques », c’est aussi acquérir des qualités et des compétences valorisables sur le plan professionnel. Et les recruteurs potentiels, qui continuent à se poser la mauvaise question (« Est-ce qu’elle risque de nous pondre un chiard bientôt, celle-là ? ») feraient bien de s’y intéresser plus sérieusement.

 

Alors que tout le monde peut valoriser dans son CV le moindre stage d’observation de 3 jours, un job d’été d'il y a 15 ans ou un voyage d’école à l’étranger, pourquoi les mères ne feraient-elles pas elles aussi valoir leurs atouts ?

 

En premier lieu, leur résistance physique et mentale n’est plus à démontrer que ce soit au cours de la grossesse, pendant l’accouchement ou après, par exemple lorsque tous les membres de la famille sont malades (elles y compris) et qu’elles continuent à faire tourner la maison. Force, courage et abnégation animent toutes les mères.

 

Avoir un enfant, c’est faire preuve d’un subtil mélange de fiabilité mêlée de régularité (repas, bain, histoire, les dents et dodo) et d’ouverture au changement.

En moins de 2 ans, notre progéniture passe en effet de l’état de quasi-légume complètement dépendant à celui de petite chose galopante qui exprime des désirs souvent impérieux. Et je ne vous parle pas du passage de l’enfance à l’adolescence… Autant dire que les parents n’ont pas d’autre choix que de faire preuve de solides capacités d’adaptation.

 

Autres qualités indissociables de n’importe quelle génitrice : aplomb et humour.

Ces petits êtres ont vite fait de tenter de nous déstabiliser par naïveté (ma fille de 4 ans et demi a déclaré bien fort au milieu d’une file d’attente « Dis Maman, pourquoi elles piquent tes jambes ? ») ou par franche malice (« Je peux regarder la télé ? Papa a dit oui »).

Ceci m’amène aux talents de négociateur des mères et des parents en général. Persuader ma fille de terminer son assiette ou de se mettre en pyjama n’a parfois rien à envier aux tractations avec un preneur d’otage (avec dans le rôle de l’otage : Cerise le doudou) et son indissociable rançon (un dessin animé).

On apprend ainsi assez vite à connaître l’ennemi, à jouer sur la corde sensible, à mettre en place des stratégies, à relâcher la bride et à durcir le ton si nécessaire.

Bref, avec un gosse, on vit presque tout le registre des rapports humains en accéléré. Bien plus efficace qu’un cours de psychologie.

 

Par ailleurs :

  • Les mères ne rechignent pas devant ce que certains considèrent comme de basses besognes : quand vous avez changé vos enfants pendant plusieurs années (et là, on est plutôt dans la couche à débordement que dans la piscine du même nom), vous êtes moins chochotte,
  • Elles font preuve de réelles qualités d’écoute : facile de se concentrer sur un seul interlocuteur lorsque l’on entend des « Mamaaaaan ! » en stéréo à longueur de journée.
  • Les mamans ont l’incroyable aptitude de faire plusieurs choses en même temps : parler au téléphone en faisant la cuisine tout en réfléchissant à la liste des courses est leur lot quotidien.
  • Elles sont modestes et promptes au travail en équipe : pas d’égo, ni de fierté mal placée quand on sort de chez soi parée d’une entêtante odeur de vomi ou que votre enfant précise qu’il préfère manger à la cantine en grimaçant devant le repas que vous lui avez préparé.

 

De manière générale, les mères n’ont pas de temps à perdre. Pour certains, c’est là que le bât blesse. De mon point de vue, c’est une chance car elles n’ont pas d’autre choix que d’être efficaces.

 

Alors, à quand des entretiens d’embauche couplés aux cours d’accouchement ?

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 19:18

Les plus cultivés (ou les plus irrécupérables, c'est selon) auront reconnu le célèbre titre du non moins célèbre Michel Sardou lequel, il faut l'admettre, a laissé une marque impérissable dans le répertoire musical français. Si vous n'avez jamais scandé (en loupant la moitié des paroles) les lacs du Connemara, siffloter la maladie d'amour (même par erreur) ou hurler « être une faaaammeuh ! » (un brin alcoolisé), je peux vous le dire : vous avez un peu rater votre vie.

Mais que les non aficionados se rassurent, le grand Michel n'est pas l'objet de ce post.

 

Je voulais vous parler de musique (« La musiiiiiiqueuh, oui ! La musiiiqueuh ») et de la manière dont nous nous l'approprions chaque jour (dans la voiture, en passant l'aspirateur, sous la douche, en cuisinant...), non sans massacrer quelque peu l'oeuvre originale.

 

Je ne sais pas vous, mais moi, il m'est impossible de résister à l'envie de reprendre certains refrains lorsque je les entends.

Vous arrivez, vous, à vous empêcher de brailler d'une voix de castrat « Je je suis libertine » avec Mylène ?

Moi pas. Et il en va de même pour de nombreux tubes, avec pas mal de trucs ringards.

Le lieu de prédilection pour ce pêché mignon : la voiture. J'y mets le son à fond, me déhanche sur mon siège et ouvre la bouche comme si un médecin allait ausculter mes amygdales. Il y en a qui doivent se marrer (ou s'inquiéter) sur la route.

Le plus drôle, ce sont les chansons dont je ne connais pas bien les paroles, voire pas du tout, en particulier celles en anglais : cela donne lieu à une sorte de Gloubi-boulga d'où émergent quelques sons incompréhensibles ponctués de « Yeaaaaaah », « Wohoho » et autres « Nain nain nain » et « Lalala ».

En deux mots : du grand art.

 

Pour mon plus grand plaisir, il est cependant de nombreuses chansons qui ont leur propres sons informes, reconnaissables entre mille lesquels, bizarrement, se retiennent plutôt bien malgré l'absence de sens.

Allez, une fois n'est pas coutume, voici un petit quizz ! Dites moi de quelle chanson viennent ces onomatopées (c'est le terme approprié paraît-t-il) : celui ou celle qui sera le premier à me donner toutes les bonnes réponses aura droit... à mon admiration éternelle (Comment ça, vous vous attendiez à un cadeau ? Pffffff mais mon admiration vaut bien plus !). Allez au boulot :

1/ Aoum tcha tcha tcha

2/ Obladi oblada (ouh la la, que c'est difficile !)

3/ You ka di ay di ay da

4/ De dododo De dadada (ça, c'est cadeau)

5/ Crac boum hue

6/ Toutouyoutou (trop facile...)

7/ Zip shebam pow blop wiz

et mon préféré : 8/ Poupoupou poupoupoupou

 

Du coup, j'ai découvert qu'il existait un dictionnaire des onomatopées de la chanson... voilà de quoi inaugurer ma liste de cadeaux au vieux barbu.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 22:18

Le mois d’août aujourd’hui largement entamé, nous sommes pas mal à avoir déjà refermé la page des vacances et à regretter, comme B.B. dans la chanson, notre chère plage abandonnée.

 

Pour ceux qui y sont encore ou qui y vont bientôt, vous ne perdez rien pour attendre et sachez que je vous déteste. Enfin, pas suffisamment pour vous priver de mes précieux conseils.

 

Parce qu’il est important de respecter quelques règles élémentaires afin d’éviter l’hydrocution consécutive à la ré-immersion dans le bain du quotidien (les bains de mer, n’est-ce pas, c’est fini).

 



Première règle toute simple, mais que Choupinou a enfreinte dès qu’il a mis le pied à la maison : ne pas se peser d’emblée. Je vous garantis qu’après plus d’une semaine continue d’apéros, petits déjeuners monstrueux, glaces et repas à l’équilibre diététique plus que hasardeux (les frites, c’est un légume ?), la balance et lui ont bien failli passer l’arme à gauche quand l’une s’est retrouvée sous l’autre… Quelle idée, aussi !

 



Deusio, il est essentiel d’éviter toute tâche ménagère qui ne serait pas d’une absolue nécessité. Si vous avez encore du change, laisser les 25 lessives pour plus tard. Idem pour la bouffe ou les courses : c’est le moment de sortir un truc tout fait du congèl ou de se faire un bon vieux plat de « pâtes carbonara ». Mieux encore : se faire livrer.

Rien de tel en effet qu’un peu de procrastination pour faire durer un peu la sensation de vacances.

 



Ensuite, pour les accros au taf et à toutes les informations délivrées / échangées par internet, deux possibilités :

 

- Soit ceux-ci ont pu accéder à internet depuis leur lieu de vacances et peuvent donc sans risque (sinon celui d’énerver le conjoint qui, lui, n’est pas accro à la toile) se gaver de nouvelles sur leurs iPad, ordi ou tout autre support. Il se trouve en effet que la connexion des vacances est souvent moins bonne que celle de la maison. Sans compter que les nouvelles ne le restent pas longtemps.

 

- Pour les autres qui, au choix, ont oublié leur smartphone, n’ont pas eu de connexion ou ont tout simplement eu envie faire une vraie coupure, qu’ils soient prudents !

Le moment du retour est pour eux crucial, certains allant jusqu’à oublier les enfants dans la voiture pour consulter leur boîte mail (qui a dépassé sa taille limite, évidemment).

Une seule prescription : attendre encore un peu.

Oui, oui, je sais, c’est dur. Mais mieux vaut y aller par palier de décompression, comme en plongée. D’abord la pluie, la maison, le chat qui a fait pipi partout, les voisins qui n’ont pas sorti la poubelle, les travaux qui ont fleuri sur les routes, la famille qui appelle pour savoir si on est bien rentré et demande tous les détails du séjour, les enfants qui chouinent, fatigués du voyage et j’en passe. C’est suffisant dans un premier temps, vous ne trouvez pas ?

 

Recommandation spéciale pour la télévision, surtout si vous ne l’avez pas vue durant votre séjour : NE PAS REGARDER LE JOURNAL TÉLÉVISE DIRECTEMENT EN RENTRANT DE VACANCES ! CE SERAIT DANGEREUX POUR VOTRE SANTÉ MENTALE !

 

Éviter également de vous ruer sur la boîte aux lettres : il y a plus de chance d’y trouver des factures, voire une feuille d’impôt, que des cartes postales ou un billet gagnant de loterie.

 

Enfin, dernier conseil si vous le pouvez : ne communiquer votre date réelle de retour qu’à quelques initiés. Comme ça vous pourrez pleurnicher le temps qu’il faudra en vous repassant les photos de votre paradis perdu.

 

Sur ce, bonne rentrée à tous !

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 21:01

Vendredi midi à la terrasse d'une brasserie, Choupinou et moi déjeunons en amoureux. Il fait beau, il fait chaud et le reste de la journée s'annonce sous les meilleurs auspices avec la perspective d’une après-midi rien qu’à moi, sans mari ni enfants. En résumé, l'antichambre du paradis.

Seule ombre au tableau : Choupinou a RDV avec un ami commun en tout début d'après-midi, ce qui risque d’écourter notre badinage. Tel un gentleman, il repousse d'un SMS l'heure dudit RDV.
Yes ! On va pouvoir manger un dessert !
Brrrrrr, le téléphone vibre. Choupinou lit, sourit et me tend le téléphone : « Ok, je te laisse un peu plus de temps avec ta maîtresse ».
Hum, hum, me dis-je, perplexe, qu'est-ce que cela peut-il bien pouvoir signifier ? Inutile de le prendre au premier degré, Choupinou n'est pas si aventurier. Est-ce une forme d'humour viril à la : «  Moi Tarzan, Moi plaire aux femelles (sous-entendu, Moi gros kiki) » ?
Bref, je rigole un peu vert (j'ai un reste de salade coincé entre les dents).


Ce qui nous amène, Choupinou et moi, à nous poser LA question qui tue : en cas d'adultère ou toute autre tromperie, lesquels de nos amis le couvriraient et lesquels prendraient plutôt mon parti... Vaste débat, n'est-ce pas ?

Jusqu'à l'addition, nous passons ainsi en revue la plupart de nos fréquentations (à ce moment-là, je n'ose plus parler d'amis) en testant virtuellement leur loyauté supposée. Après avoir éliminé les gaffeurs invétérés et handicapés du mensonge, nous finissons par ranger, sans grande surprise, les garçons plutôt du côté de Choupinou et les filles du mien. Non sans quelques hésitations :
- Oh non, lui, c'est sûr qu'il ne me couvre pas, dixit Choupinou. Il a peur
de toi !
- Pardon ???? bredouille-je.
- Et ta mère ?
- Oh ma mère, c'est ma mère tout de même ! Elle serait de mon côté !
- En es-tu si sûre ?

Au fur et à mesure de notre discussion, ce qui avait commencé comme une blague finit tout de même par jeter un voile épais de suspicion sur le soleil de mon après-midi. Et si mes amis n'étaient pas ceux que je pensais ? Ma paranoïa prend méchamment le dessus tandis que je commençe à échafauder des plans retords pour démasquer les éventuels traitres... jusqu’à ce que je passe devant une boutique de chaussures et recouvre instantanément la raison : « Elles sont trop jolies ces sandales ! ». Une forme de Carpe diem salvateur on ne peut plus matérialiste, mais qui a le mérite de sauver d’un même trait ma journée et mon équilibre mental.

Vraiment, il y a certaines questions qu'il ne faudrait jamais se poser…

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:44

Et bien NON ! Je ne suis pas morte !

Et si ce blog est laissé trop souvent en jachère à votre goût, c'est la faute à toute ma famille qui se ligue contre moi pour me laisser plus souvent derrière les fourneaux que devant mon ordinateur ! Je les soupçonne même de vouloir m'inscrire à Masterchef...

Comment ça, j'assume pas mes faiblesses ??? Le poème qui suit vous prouve le contraire !

 

J'ai écrit ce texte (remodelé pour l'occasion) il y a quelques années, à un moment de grande sagesse (ébriété ? cécité ? folie ?) et j'en renie l'épilogue chaque matin en me regardant dans la glace...

 

callipyge redim

 

Pour ceux que ce joli mot d'origine grecque intéresse : voir la définition du CNRT. A découvrir également ou redécouvrir, la chanson de Brassens, Vénus Callipyge.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 20:06

Hier soir au lit, Choupinou et moi avons fait un truc de « ouf ».

Et aucun rapport avec le Kama-sutra, bande de petits pervers concupiscents ! Non pas que nous ne sachions pas comment on fait, hein, on a 2 enfants tout de même, mais cela n’a rien à voir…

 

Figurez-vous que nous avons décidé, comme ça, sans préavis, d’échanger notre côté du lit.

 

Après plus de 10 années à truster le côté droit, j’allais enfin pouvoir faire un petit tour du côté gauche, toute ressemblance avec l’actualité politique étant purement fortuite.

La perspective même de changer fut revigorante… Comment ne pas y avoir songé plus tôt ? Pourquoi donc le changement manquait-t-il à ce point de spontanéité ?

Il fallait au moins ce genre de défi pour redonner un peu de piquant à notre quotidien plus riche en soucis logistiques (« T’as racheté des couches ? Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ») qu’en folles escapades amoureuses.

 

Une nouvelle terre inexplorée, présage de délices renouvelés, s’offrait ainsi à moi. J’en frétillais comme un poisson, pire que lorsque le beau gosse du collège m’avait demandé de sortir avec lui. C’est dire le désert infini de ma vie de maman trentenaire dont le rebondissement ultime consistait jusque-là à mettre de la béchamel au lieu de la crème fraiche dans mon gratin de chou-fleur (et vous, vous mettez quoi au fait ?).

 

Passées l’excitation et l’euphorie de la nouveauté, il a fallu tout réapprendre : « Rrrhalala, j’ai du mal à me mettre dans ce sens-là. Et mon bras droit, comment je le cale sous l’oreiller ? Oh et pis zut, j’ai des fourmis dans la hanche. Pffff, je vais jamais réussir à m’endormir. Quoi ??? Choupinou ronfle déjà ?… »

Après m’être littéralement heurtée aux divers aspects techniques (« BOING ! Merde, c’est vrai que la table de chevet est de ce côté »), et m’être accommodée cahin-caha des nouvelles conditions, j’ai fini par m’endormir.

 

Au réveil, j’étais plus que dubitative sur cette nuit qui n’avait pas tenu ses promesses. Et si les habitudes n’étaient finalement pas là pour rien ? Après tout, le petit écureuil est très heureux dans son arbre, pourquoi irait-il tout à coup se creuser un terrier ?

J’en étais là de mes réflexions quand Choupinou m’asséna le coup de grâce. Au lieu d’un : « Bonjour amour de ma vie, déesse de mes rêves, tu as bien dormi ? », il me bougonna un : « Punaise, t’as encore pris toutes les couvertures ! ». Tout ça pour ça …

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 14:15

Avez-vous remarquez à quel point nos vies sont truffées de contraintes et d'obligations auxquelles il serait parfaitement criminel de ne pas se conformer au risque d'être mis au ban de sa famille, de son cercle d'amis, voire de la société toute entière ? Fêter les anniversaires, manger du foie gras à Noël, ne pas venir les mains vides lorsqu'on est invité, s'abstenir de dire à la maitresse de maison qu'elle a grossi, sourire même quand on a envie de dire « Merde », répondre « Ca va » alors que non, franchement, là, ça va pas du tout... tout un tas de trucs dont on s'encombre... en oubliant parfois l'essentiel.

 

Heureusement, il existe un moment de pure jubilation durant lequel on oublie momentanément la courtoisie et la bienséance si chères à notre quotidien : celui du retour chez soi consécutif à n'importe quel rassemblement humain tel que repas / mariage / visite à la maternité / enterrement...

A moins d’être beurré comme un p'tit Lu, on se refait ainsi volontiers le film avec un complice (son conjoint ou une très bonne copine) à grands renforts de commentaires et d'échanges de points de vue plus ou moins flatteurs.

 

Et inutile de prétendre le contraire : je sais que vous aussi vous pratiquez ce grand art du papotage (et que vous lisez des magazines « people » chez le coiffeur).

 

Enfant déjà, somnolant sur la banquette arrière de la voiture, j’assistais à ce ballet entre mes parents et ne comprenais pas toujours très bien cette seconde lecture de la soirée. Quand l’un déclarait que le repas n’avait pas été terrible alors que je l’avais vu se servir 3 fois, je me demandais si j’avais raté un épisode.

Ah, la naïveté qui n’habitait alors !

 

Il faut dire que dans ces grands moments de déballage, non dénués de révélations croustillantes (qui n’a jamais surpris un couple non officiel en plein échange de fluides corporels ?), les langues se délient volontiers.

Entre autres sujets de prédilection figurent l’allure des convives et leur comportement : « Nan, mais tu as vu cette robe ??? Et cette coupe de cheveux ??? C’est vraiment ni fait, ni à faire ! ».

Revient aussi très fréquemment l'analyse méthodique de l'ensemble des mets servis durant l'événement dont les critiques sont souvent beaucoup moins subtiles que celles des guides gastronomiques : « C'était dégueulasse ».

 

Remarquez pour ce qui me concerne que j’ai rarement l’occasion de disserter avec Choupinou sur la nourriture car il se fait un point d’honneur à partager son avis (très éclairé, cela va sans dire) directement à table. Il a un jour notamment déclaré à l'une de nos amies que son dessert était, je cite : « le pire qu’il ait jamais mangé de sa vie... ». Heureusement, lorsqu'il aime, il le dit aussi. Ce qui laisse encore quelques personnes qui continuent (courageusement) à nous inviter.

 

Par ailleurs, j'ai toujours pensé qu’il faudrait placer des caméras ou des micros dans les ascenseurs des maternités. En lieu et place des conventionnels « Tu as l’air en pleine forme » ou « Qu'il est beau ce bébé ! », sûrs que l’on découvrirait pas mal de « Mon Dieu, quelle horreur ! » ou « On ne dirait pas qu’elle a accouché (en référence aux kilos résiduels de la maman) ». Ceci dit, je mets au défi quiconque d'aller dire à un parent que son gosse est moche, même pour rire.

 

Il n’est pas rare enfin de voir ce commérage se transformer en franche engueulade. Eh oui, un homme qui ne trouve rien à redire à la mini jupe et à l'attitude très entreprenante d’une invitée, déclenchera inévitablement la fureur de sa compagne. Comment donc ça sent le vécu ?

 

Au final, il s'agit avant tout d'un exutoire, de moments, certes, pas des plus glorieux pour l’Homme (certains s’empresseront de rectifier en disant pour la femme…) parfois jouissifs (c’est bon la honte !) et qui dénotent d’un fort besoin de se rassurer.

 

Reste une inconnue de taille : que peuvent bien dire nos amis quand ils partent de chez nous? Ce que j’aimerais être une petite souris pour le savoir…

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De Quoi Ça Cause ?

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